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10/08/2017

Comment créer son entreprise tout en restant salarié ?

Salarié tenté par l’entrepreneuriat ? Contrairement à ce que l’on peut penser, vous n’êtes pas obligé de quitter votre employeur pour lancer votre activité. Vous avez même tout intérêt, dans les premiers temps, à rester salarié pour tester l’aventure de la création d’entreprise.

Avant de créer sa société, il est important de tester la validité financière de son projet. Une étape qui ne nécessite absolument pas de démissionner. « Il est impératif de répondre à certaines questions avant de se lancer », commente Mathieu Brogniart, chargé de mission auprès de Limousin Expansion. Pour aider les candidats à l’entrepreneuriat partout en France, cette agence de développement économique a eu la riche idée de lancer le site gratuit Creer-mon-business-plan.fr pour aider les intéressés à générer leur propre document. « Le candidat se présente d’abord lui-même, puis son projet. C’est l’occasion de valider l’originalité de son offre et de définir la taille du marché qu’on espère couvrir, les concurrents en activité et comment les contrer… » Le document, personnalisable, est une bonne préparation aux démarches qui vont suivre. « Beaucoup de salariés en profitent ainsi pour prendre leur temps et tester la solidité de leur projet… mais aussi leur motivation », conclut Mathieu Brogniart

\"\""De plus en plus d’entreprises pratiquent l'essaimage, une fabuleuse opportunité de créer une activité au sein de l'entreprise."

Créer son entreprise avec la bénédiction du patron

« Pourquoi votre employeur dirait-il forcément non ? » Monter son entreprise avec l’aval de son patron ne surprend plus Valérie Moissonnier, coach et intervenante dans le Master "Innover et entreprendre" à l’ECP (École Centrale Paris). « De plus en plus d’entreprises pratiquent l’essaimage (voir encadré), une fabuleuse opportunité de créer une activité au sein de l'entreprise, explique cette spécialiste de l’entrepreneuriat. C'est aussi plus répandu qu'avant parce que les entreprises préfèrent avoir des prestataires que des salariés. » Parmi les cas d’école : le pari réussi d’André Tordjman chez Auchan. Embauché comme directeur marketing, il lance en 2006, avec la bénédiction de son employeur, Little Extra, une enseigne de décoration à petits prix qui existe toujours. Seules conditions : « il faut bien voir comment on sera accompagné, insiste la coach. Savoir quel pourcentage d'activité sera fourni par l'entreprise et s’assurer d’autres clients potentiels ».

 

Le droit du travail prévoit des congés pour la création d’entreprise

Mais tous les candidats à l’entrepreneuriat n’ont pas forcément envie de rester dans leur ancien secteur… ou de garder des liens avec leur employeur. « Le Code du travail prévoit des possibilités de pauses dans sa vie professionnelle que l’employeur ne peut pas toujours refuser », observe Albert Hamoui, avocat spécialisé en droit du travail. Le juriste cite ainsi le congé formation ou le congé pour création d’entreprise (article L. 3142-78) qui peuvent être utiles. « S’ils remplissent les conditions nécessaires, les salariés ont intérêt à demander ces congés prévus par la loi. Car l’employeur peut difficilement les refuser, juste les reporter une fois. Et si jamais le salarié change d’avis, il peut retrouver son poste à l’issue de son congé. » « Actuellement, je suis un ancien publicitaire qui veut se lancer dans la pâtisserie, explique Valérie Moissonnier. Suivre une formation, c’est aussi une façon de vérifier que l’on est capable de changer de secteur. D’ailleurs, il existe aussi des formations à la création d’entreprise qui peuvent être utiles pour un salarié. »

 

Reprendre la boîte dans laquelle on est salarié

Enfin, on n’a parfois pas à chercher très loin  pour devenir son propre patron. « Je ne pouvais pas regarder ma boîte couler sans rien faire », répète souvent Gilbert Caillaud. Le PDG de Griffon, une société vendéenne spécialisée dans les lits escamotables, n’est pas arrivé là par hasard. Longtemps et sans le savoir, cet ancien apprenti en ébénisterie s’est formé à plusieurs métiers qui lui ont permis un jour de diriger son entreprise. « Je suis entré chez Griffon comme apprenti en 1974. Quand on m’a proposé de devenir commercial, j’ai pensé avoir atteint le sommet de ma carrière ! » Mais quand l’entreprise va mal, il refuse de rallier la concurrence pour se consacrer à la reprise de sa propre entreprise pendant qu’il en est encore salarié. « J’ai proposé de reprendre l’entreprise et j’ai travaillé sur une offre. Sa connaissance du secteur et son parcours séduisent et rassurent les investisseurs comme les anciens clients. « Je ne me serais jamais lancé si je n’avais pas été certain de pouvoir me reposer sur une équipe solide. Mais je la connaissais bien depuis le temps que j’avais été salarié de l’entreprise ! »



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